— Oui, Montalais.

— Ah! son amie? Une femme qui, en cette qualité, exagérera fortement le bien ou le mal. Ne parlez pas à Montalais, mon bon Raoul.

— Ce n’est pas la raison qui vous pousse à m’éloigner de Montalais.

— Eh bien! je l’avoue... Et, de fait, pourquoi jouerais-je avec toi comme le chat avec une pauvre souris? Tu me fais peine, vrai. Et si je désire que tu ne parles pas à la Montalais, en ce moment, c’est que tu vas livrer ton secret et qu’on en abusera. Attends, si tu peux.

— Je ne peux pas.

— Tant pis! Vois-tu, Raoul, si j’avais une idée... Mais je n’en ai pas.

— Promettez-moi, mon ami, de me plaindre, cela me suffira, et laissez-moi sortir d’affaire tout seul.

— Ah bien! oui! t’embourber, à la bonne heure! Place-toi ici, à cette table, et prends la plume.

— Pour quoi faire?

— Pour écrire à la Montalais et lui demander un rendez-vous.