— En déménageant?... Bien, fit Porthos, qui se mit à récapituler sur ses doigts. Après?

— Puis en faisant construire une trappe dans son nouveau logement.

— Je comprends, dit Porthos; une trappe. Peste! c’est grave! Je crois bien que vous devez être furieux de cela! Et pourquoi ce drôle ferait-il faire des trappes sans vous avoir consulté? Des trappes!... mordioux!... Je n’en ai pas, moi, si ce n’est mon oubliette de Bracieux!

— Vous ajouterez, dit Raoul, que mon dernier motif de me croire outragé, c’est le portrait que M. de Saint-Aignan sait bien.

— Eh! mais, encore un portrait?... Quoi! un déménagement, une trappe et un portrait? Mais, mon ami, dit Porthos, avec l’un de ces griefs seulement, il y a de quoi faire s’entr’égorger toute la gentilhommerie de France et d’Espagne, ce qui n’est pas peu dire.

— Ainsi, cher, vous voilà suffisamment muni?

— J’emmène un deuxième cheval. Choisissez votre lieu de rendez-vous, et, pendant que vous attendrez, faites des plies et fendez-vous à fond, cela donne une élasticité rare.

— Merci! J’attendrai au bois de Vincennes, près des Minimes.

— Voilà qui va bien... Où trouve-t-on ce M. de Saint-Aignan?

— Au Palais-Royal.