— Sire...
— J’ordonne que tu demeures!
— Sire...
— Obéis.
— Comme il plaira à Votre Majesté, Sire.
— D’ailleurs, je veux éclaircir toute cette affaire; je veux savoir comment on s’est joué de moi avec assez d’audace pour pénétrer dans le sanctuaire de mes prédilections. Ceux qui ont fait cela, de Saint-Aignan, ce n’est pas toi qui dois les punir, car ce n’est pas ton honneur qu’ils ont attaqué, c’est le mien.
— Je supplie Votre Majesté de ne pas accabler de sa colère M. de Bragelonne, qui, dans cette affaire, a pu manquer de prudence, mais pas de loyauté.
— Assez! Je saurai faire la part du juste et de l’injuste, même au fort de ma colère. Pas un mot de cela à Madame, surtout.
— Mais que faire vis-à-vis de M. de Bragelonne, Sire? Il va me chercher, et...
— Je lui aurai parlé ou fait parler avant ce soir.