— Si Louise s’effraie, continua le roi, rassure-la; dis-lui que l’amour du roi est un bouclier impénétrable. Si, ce dont j’aime à douter, elle savait tout déjà ou si elle avait subi de son côté quelque attaque, dis-lui bien, de Saint — Aignan, ajouta le roi tout frissonnant de colère et de fièvre, dis-lui bien que, cette fois, au lieu de la défendre, je la vengerai, et cela si sévèrement, que nul, désormais, n’osera lever les yeux jusqu’à elle.

— Est-ce tout, Sire?

— C’est tout. Va vite, et demeure fidèle, toi qui vis au milieu de cet enfer, sans avoir comme moi l’espoir du paradis.

Saint-Aignan s’épuisa en protestations de dévouement; il prit et baisa la main du roi et sortit radieux.

Fin du tome III