— Pourquoi cela?

— Parce que ma mère m’eût défendu.

Aramis hésita.

— Plus puissant que votre mère, oui, monseigneur.

— Pour que ma nourrice et le gentilhomme aient été enlevés et pour qu’on m’ait séparé d’eux ainsi, j’étais donc ou ils étaient donc un bien grand danger pour mon ennemi?

— Oui, un danger dont votre ennemi s’est délivré en faisant disparaître le gentilhomme et la nourrice, répondit tranquillement Aramis.

— Disparaître? demanda le prisonnier. Mais de quelle façon ont-ils disparu?

— De la façon la plus sûre, répondit Aramis: ils sont morts.

Le jeune homme pâlit légèrement et passa une main tremblante sur son visage.

— Par le poison? demanda-t-il.