— Ah!

— Le règlement porte que le guichetier ou l’un des bas officiers amènera le prisonnier au gouverneur, dans le greffe.

— Eh bien! mais c’est fort sage, cela. Et ensuite?

— Ensuite, on rend à ce prisonnier les objets de valeur qu’il portait sur lui lors de son incarcération, les habits, les papiers, si l’ordre du ministre n’en a disposé autrement.

— Que dit l’ordre du ministre à propos de ce Marchiali?

— Rien; car le malheureux est arrivé ici sans joyaux, sans papiers, presque sans habits.

— Voyez comme tout cela est simple! En vérité, Baisemeaux, vous vous faites des monstres de toute chose. Restez donc ici, et faites amener le prisonnier au Gouvernement.

Baisemeaux obéit. Il appela son lieutenant, et lui donna une consigne, que celui-ci transmit, sans s’émouvoir, à qui de droit.

Une demi-heure après, on entendit une porte se refermer dans la cour: c’était la porte du donjon qui venait de rendre sa proie à l’air libre.

Aramis souffla toutes les bougies qui éclairaient la chambre. Il n’en laissa brûler qu’une, derrière la porte. Cette lueur tremblotante ne permettait pas aux regards de se fixer sur les objets. Elle en décuplait les aspects et les nuances par son incertitude et sa mobilité.