— Oui, Louise, murmura-t-elle.
Mais dans cet intervalle, si court qu’il fût, Raoul avait eu le temps de se remettre.
— Vous, mademoiselle? dit-il.
Puis, avec un accent indéfinissable:
— Vous ici? ajouta-t-il.
— Oui, Raoul, répéta la jeune fille; oui, moi, qui vous attendais.
— Pardon; lorsque je suis rentré, j’ignorais...
— Oui, et j’avais recommandé à Olivain de vous laisser ignorer...
Elle hésita; et, comme Raoul ne se pressait pas de lui répondre, il se fit un silence d’un instant, silence pendant lequel on eût pu entendre le bruit de ces deux cœurs qui battaient, non plus à l’unisson l’un de l’autre, mais aussi violemment l’un que l’autre.
C’était à Louise de parler. Elle fit un effort.