— Mise en liberté? murmura-t-il. Ah!

Et il poussa un second ah! plus intelligent que le premier.

C’est que cet ordre lui expliquait la présence d’Aramis chez le roi; c’est qu’Aramis, pour avoir obtenu la grâce de M. Fouquet, devait être bien avant dans la faveur royale; c’est que cette faveur expliquait à son tour l’incroyable aplomb avec lequel M. d’Herblay donnait les ordres au nom de Sa Majesté.

Il suffisait à d’Artagnan d’avoir compris quelque chose pour tout comprendre. Il salua et fit deux pas pour partir.

— Je vous accompagne, dit l’évêque.

— Où cela?

— Chez M. Fouquet; je veux jouir de son contentement.

— Ah! Aramis, que vous m’avez intrigué tout à l’heure, dit encore d’Artagnan.

— Mais, à présent, vous comprenez?

— Pardieu! si je comprends, dit-il tout haut.