— Capitaine, lui dit Sa Majesté, vous allez suivre M. Fouquet à cent pas.

— Oui, Sire.

— Il rentre chez lui. Vous irez chez lui.

— Oui, Sire.

— Vous l’arrêterez en mon nom, et vous l’enfermerez dans un carrosse.

— Dans un carrosse? Bien.

— De telle façon qu’il ne puisse, en route, ni converser avec quelqu’un, ni jeter des billets aux gens qu’il rencontrera.

— Oh! voilà qui est difficile, Sire.

— Non.

— Pardon, Sire; je ne puis étouffer M. Fouquet, et, s’il demande à respirer, je n’irai pas l’en empêcher en fermant glaces et mantelets. Il jettera par les portières tous les cris et les billets possibles.