— Nous irons à pied, le destin le veut; la promenade sera superbe, reprit Fouquet en passant son bras sous celui de d’Artagnan.

— Mordioux! s’écria celui-ci, l’œil fixe, le sourcil froncé, le cœur gros. Vilaine journée!

Ils firent lentement les quatre lieues qui les séparaient du bois, derrière lequel les attendait le carrosse avec une escorte.

Lorsque Fouquet aperçut cette sinistre machine, il dit à d’Artagnan, qui baissait les yeux, comme honteux pour Louis XIV:

— Voilà une idée qui n’est pas d’un brave homme, capitaine d’Artagnan, elle n’est pas de vous. Pourquoi ces grillages? dit-il.

— Pour vous empêcher de jeter des billets au-dehors.

— Ingénieux!

— Mais vous pouvez parler si vous ne pouvez pas écrire, dit d’Artagnan.

— Parler à vous!

— Mais... si vous voulez.