Le vieillard interrogea les profondeurs de l’horizon.

— Non, monseigneur, répondit-il; ce sont des bateaux-chalands du service royal.

— Des bateaux du service royal! répondit Aramis en tressaillant. À quoi reconnaissez-vous cela?

— Au pavillon.

— Mais, dit Porthos, le bateau est à peine visible; comment, diable, mon cher, pouvez-vous distinguer le pavillon?

— Je vois qu’il y en a un, répliqua le vieillard; nos bateaux à nous, et les chalands du commerce n’en ont pas. Ces sortes de péniches qui viennent là, monsieur, servent ordinairement au transport des troupes.

— Ah! fit Aramis.

— Vivat! s’écria Porthos, on nous envoie du renfort, n’est-ce pas, Aramis?

— C’est probable.

— À moins que les Anglais n’arrivent.