Athos descendit du carrosse, et monta le cheval qui avait amené Porthos et qui sembla fort heureux de l’échange.
On s’était embrassé, on s’était serré les mains, on s’était donné mille témoignages d’éternelle amitié. Porthos avait promis de passer un mois chez Athos à son premier loisir. D’Artagnan promit de mettre à profit son premier congé; puis, ayant embrassé Raoul pour la dernière fois:
— Mon enfant, dit-il, je t’écrirai.
Il y avait tout dans ces mots de d’Artagnan, qui n’écrivait jamais. Raoul fut touché jusqu’aux larmes. Il s’arracha des mains du mousquetaire et partit.
D’Artagnan rejoignit Porthos dans le carrosse.
— Eh bien! dit-il, cher ami, en voilà une journée!
— Mais, oui, répliqua Porthos.
— Vous devez être éreinté?
— Pas trop. Cependant je me coucherai de bonne heure, afin d’être prêt demain.
— Et pourquoi cela?