— Mais non, monsieur, répondit le malheureux marchand; c'est par hasard et parce que l'occasion s'en est présentée ainsi.

— Alors, le hasard me sert à merveille.

— En quoi, monsieur? demanda le marchand.

— Imaginez-vous que j'ai justement là, à la portée de ma main, un tas de vieilles ferrailles qui me gênent.

— Je ne vous dis pas non; mais pour le moment, vous le voyez, j'en ai tout ce que j'en puis porter.

— Je vais toujours vous les montrer.

— Inutile, je n'ai plus d'argent.

— Qu'à cela ne tienne, je vous ferai crédit; vous m'avez l'air d'un parfait honnête homme.

— Merci, mais on m'attend. — C'est étrange comme il me semble que je vous connais! fit le bourgeois.

— Moi? dit le marchand essayant inutilement de réprimer un frisson.