— On lui a laissé son épée?

— Par la mort! il commande.

— A nos gens? Il y a donc trahison?

— Eh! madame, ce ne sont pas nos gens.

— Vous êtes fou, Mayneville.

En ce moment Loignac, à la tête du premier peloton des quarante-cinq, brandissant une large épée, cria: Vive le roi!

— Vive le roi! répondirent avec leur formidable accent gascon les quarante-cinq dans l'enthousiasme.

La duchesse pâlit et tomba sur le rebord de la croisée, comme si elle allait s'évanouir.

Mayneville, sombre et résolu, mit l'épée à la main. Il ignorait si, en passant, ces hommes n'allaient pas envahir la maison.

Le cortège avançait toujours comme une trombe de bruit et de lumière. Il avait atteint Bel-Esbat, il allait atteindre le prieuré.