On l'interrogeait de toutes parts, et il répondait que certainement M. le duc d'Anjou avait éprouvé de grands chagrins et essuyé un violent choc.
Il ne se compromit donc pas, ce qui est fort difficile en pareil cas.
Lorsque Henri III lui demanda de répondre affirmativement ou négativement à cette question:
— Le duc vivra-t-il?
— Dans trois jours, je le dirai à Votre Majesté, répliqua le médecin.
— Et à moi, que me direz-vous? fit Catherine à voix basse.
— A vous, madame, c'est différent; je répondrai sans hésitation.
— Quoi?
— Que Votre Majesté m'interroge.
— Quel jour mon fils sera-t-il mort, Miron?