— Et qu'espérez-vous donc devenir?
— Maréchal de France, pardieu!
— Ah! ah! fit Porthos en regardant d'Artagnan, aux gasconnades duquel il n'avait jamais pu se faire entièrement.
— Venez avec moi, Porthos, dit d'Artagnan, je vous ferai duc.
— Non, dit Porthos, Mouston ne veut plus faire la guerre. D'ailleurs on m'a ménagé une entrée solennelle chez moi, qui va faire crever de pitié tous mes voisins.
— À ceci, je n'ai rien à répondre, dit d'Artagnan qui connaissait la vanité du nouveau baron. Au revoir donc, mon ami.
— Au revoir, cher capitaine, dit Porthos. Vous savez que lorsque vous me voudrez venir voir, vous serez toujours le bienvenu dans ma baronnie.
— Oui, dit d'Artagnan, au retour de la campagne j'irai.
— Les équipages de M. le baron attendent, dit Mousqueton.
Et les deux amis se séparèrent après s'être serré la main.
D'Artagnan resta sur la porte, suivant d'un oeil mélancolique
Porthos qui s'éloignait.