— Vive la reine! dit le coadjuteur.
Quelques cris répondirent au sien, mais pauvres et rares.
Peut-être le coadjuteur n'avait-il poussé ce cri que pour faire sentir à Anne d'Autriche sa faiblesse.
— Et maintenant que vous avez ce que vous avez voulu, dit-elle, allez, monsieur de Gondy.
— Quand la reine aura besoin de moi, dit le coadjuteur en s'inclinant, Sa Majesté sait que je suis à ses ordres.
La reine fit un signe de tête, Gondy se retira.
— Ah! prêtre maudit! s'écria Anne d'Autriche en étendant la main vers la porte à peine fermée, je te ferai boire un jour le reste du fiel que tu m'as versé aujourd'hui.
Mazarin voulut s'approcher d'elle.
— Laissez-moi! dit-elle; vous n'êtes pas un homme!
Et elle sortit.