Et Tallien, remettant la marquise de Fontenay au bras de son oncle Cabarrus, qu'il reconnaît, lui dit tout bas:
—Fuyez! vous n'avez pas de temps à perdre.
Mais Tallien avait compté sans le président du tribunal révolutionnaire, Lacombe. Lacombe, qui avait appris ce qui venait de se passer, avait ordonné d'arrêter la marquise de Fontenay.
On l'arrêta comme elle faisait mettre les chevaux à la voiture pour partir.
Le lendemain de son arrestation, Tallien se présenta au greffe.
Tallien n'avait-il pas réellement reconnu madame de Fontenay ou avait-il fait semblant de ne pas la reconnaître?
L'amour-propre de la belle Terezia voulait qu'il eût fait semblant.
Je n'avais jamais vu Tallien à cette époque; je reçus donc sur lui les impressions que voulut me faire partager la belle prisonnière.
Ses relations jusque-là avec Tallien avaient été tout un roman; seulement ce roman était-il fait par un caprice du hasard ou par un calcul de la Providence?
Le dénouement donnera raison à l'un ou à l'autre.