La lettre de Dumouriez le rassura. Ce fut donc avec un grand allégement du cœur qu'il fit appeler l'officier d'ordonnance Charles André, et lui donna l'ordre de mettre à la disposition de Jacques Mérey tous les documents qu'il pouvait avoir sur le ci-devant seigneur de Chazelay.
Le jeune officier promit d'être à l'Hôtel d'Angleterre dans une demi-heure, avec le dossier du mort et les papiers qui avaient été trouvés sur lui et qui constataient son identité.
Il tint parole.
Ces papiers consistaient dans son interrogatoire, dans le procès-verbal d'exécution, et dans trois lettres à lui écrites par sa sœur, ex-chanoinesse à Bourges.
L'interrogatoire était conçu en ces termes:
«Le 21 octobre, à huit heures du soir, a comparu devant le Conseil de guerre établi dans la ville de Mayence pour juger les émigrés pris les armes à la main, le ci-devant seigneur de Chazelay, lequel a répondu de la façon suivante aux questions qui lui ont été faites:
»D. Vos noms, prénoms et qualités?
»R. Charles-Louis-Ferdinand, seigneur de Chazelay.
»D. Votre âge?
»R. Quarante-cinq ans.