Jacques Mérey, à son retour, traversa la France avec la même vitesse qu'à son départ. Seulement, à Kaiserslautern, au lieu de prendre la route de la Champagne par Sainte-Menehould, il prit celle de la Lorraine par Nancy.

Il allait droit à Bourges.

En arrivant à l'Hôtel de la Poste, il s'informa si l'on connaissait à Bourges une demoiselle de Chazelay, ex-chanoinesse.

À cette demande, le maître de poste s'approcha.

—Citoyen, dit-il (le 10 du même mois d'octobre, dont on gagnait la fin, un décret avait substitué les noms de citoyen et citoyenne aux appellations de monsieur et de madame), citoyen, nous connaissons parfaitement la personne dont vous vous informez, seulement elle n'est plus à Bourges.

—Depuis quand? demanda Jacques Mérey.

—Tenez-vous à le savoir d'une façon positive?

—Très positive. Je viens de faire plus de quatre cents lieues pour la voir.

—Je vais vous dire cela d'après mon registre.

Le maître de poste alla consulter son registre et cria de l'intérieur: