Cependant, je repris mes forces; et, par un mouvement brusque et saccadé, je sonnai.

La vieille servante vint aussitôt m'ouvrir.

Comme je l'avais pensé, le curé était seul, dans une petite chambre retirée, où, à la lueur d'une lampe, il lisait son bréviaire.

Je suivis la vieille Catherine, qui ouvrit la porte et m'annonça.

Le curé leva la tête. Toute sa belle et calme figure se trouva alors dans la lumière, et je compris que s'il y a au monde une consolation pour certains malheurs irréparables, c'est de confier son malheur à de pareils hommes.

Cependant, je restais près de la porte et n'osais avancer.

—C'est bien, Catherine, dit le curé, laissez-nous; et si quelqu'un venait me demander....

—Je dirai que monsieur le curé n'y est pas? répondit la vieille gouvernante.

—Non, dit le curé, car il ne faut pas mentir, ma bonne Catherine; vous direz que je suis en prières.

—Bien, monsieur le curé, dit Catherine.