Cependant je voyais Gabriel de plus en plus triste, et je me doutais qu'il essayait de se familiariser avec son projet.
Quant à moi, comme ses réflexions ne m'égayaient pas le moins du monde, j'avais hâte, je l'avoue, qu'il prît un parti.
Enfin, un matin, après une nuit passée tout entière à se tourner et à se retourner, il se leva plus pâle encore que d'habitude; et comme il ne touchait pas à son déjeuner, et que je lui demandais s'il était malade.
—Ce sera pour aujourd'hui, me dit-il.
—Ah! ah! lui répondis-je, décidément?
—Sans remise.
—Et vous avez pris toutes vos précautions
—N'as-tu pas vu qu'hier j'ai écrit un billet à la cantine?
—Oui, mais je n'ai pas eu l'indiscrétion de regarder.
—Le voilà.