Malgré le peu d'intérêt que j'avais pris jusque-là à monsieur de Faverne, pour lequel j'éprouvai alors je ne sais quelle répulsion, l'isolement où j'allais le laisser m'attrista.

Je regardai autour de moi, fixant particulièrement mes yeux sur les portes, et m'attendant toujours à voir entrer quelqu'un, mais mon attente fut trompée.

Cependant je ne pouvais rester plus longtemps près de lui, mes occupations journalières m'appelaient: il était sept heures et demie, et à huit heures je devais être à la Charité.

—N'avez-vous donc personne pour vous soigner? lui demandai-je.

—Personne, répondit-il d'une voix sourde.

—Vous n'avez pas un père, une mère, un parent?

—Personne.

—Une maîtresse?

Il secoua la tête en soupirant, et il me sembla qu'il murmura le nom de Louise, mais ce nom resta si inarticulé que je demeurai dans le doute.

—Je ne puis pourtant pas vous abandonner ainsi, repris-je.