Et c'était vers cette maison que courait Hoffmann, le poétique amant d'Antonia.
Le 113 était où il est aujourd'hui, à quelques boutiques de la maison Corcelet.
À peine Hoffmann eut-il sauté à bas de sa voiture et mis le pied dans la galerie du palais, qu'il fut accosté par les divinités du lieu, grâce à son costume d'étranger, qui, en ce temps comme de nos jours, inspirait plus de confiance que le costume national.
Un pays n'est jamais tant méprisé que par lui-même.
—Où est le n° 113? demanda Hoffmann à la fille qui lui avait pris le bras.
—Ah! c'est là que tu vas, fit l'Aspasie avec dédain. Eh bien! mon petit, c'est là où est cette lanterne rouge. Mais tâche de garder deux louis, et souviens-toi du 115.
Hoffmann se plongea dans l'allée indiquée comme Curtius dans le gouffre, et, une minute après, il était dans le salon de jeu.
Il s'y faisait le même bruit que dans une vente publique.
Il est vrai qu'on y vendait beaucoup de choses.
Les salons rayonnaient de dorures, de lustres, de fleurs et de femmes plus belles, plus somptueuses, plus décolletées que celles d'en bas.