—Comment! que je parte? s'écria Werner, et toi?
—Oh! moi, je ne pars plus.
—Comment! tu ne pars plus?
—Non, pas dans ce moment-ci du moins.
—Mais pourquoi? pour quelle raison? qui t'empêche de partir? qui te retient à Mannheim?
Hoffmann entraîna vivement son ami vers la fenêtre. On commençait à sortir de l'église, la messe était finie.
—Tiens, regarde, regarde, dit-il en désignant du doigt quelqu'un à l'attention de Werner.
Et, en effet, la jeune fille inconnue apparaissait au haut du portail, descendant lentement les degrés de l'église, son livre de messe posé contre sa poitrine, sa tête baissée, modeste et pensive comme la Marguerite de Goethe.
—Vois-tu, murmurait Hoffmann, vois-tu?
—Certainement que je vois.