—Eh bien! que contient cette caisse?
—J'ai fait ma déclaration à l'octroi de Strasbourg.
—Regardez, citoyens, ce que ce petit sournois apporte ici.... Vous souvenez-vous de l'envoi de nos patriotes d'Auxerre?
—Oui, dit l'un d'eux, une caisse de lard.
—Pour quoi faire?
—Pour graisser la guillotine, s'écria un chœur de voix satisfaites.
—Eh bien! dit Hoffmann, un peu pâle, quel rapport cette caisse que j'apporte peut-elle avoir avec l'envoi des patriotes d'Auxerre?
—Lis, dit le Parisien en lui montrant son passeport: lis, jeune homme: «Voyageant pour la politique et pour l'art.» C'est écrit!
—Ô République! murmura Hoffmann.
—Avoue donc, jeune ami de la liberté, lui dit son protecteur.