»Je conviens avec vous qu'il ne faut pas être trop acharné dans nos recherches, d'autant plus que les mauvais sujets se sont fait si ouvertement connaître, que l'on peut en fort peu de temps mettre la main sur les plus pervers.
»Mon intention est donc que les suivantes classes de coupables soient arrêtées et dûment gardées:
»Tous ceux du gouvernement provisoire et de la commission exécutive et législative de Naples;
»Tous les membres de la commission militaire et de la police formée par les républicains;
»Tous ceux qui ont fait partie des différentes municipalités et qui, en général, ont reçu une commission de la république ou des Français;
»Tous ceux qui ont souscrit à une commission ayant en vue de faire des recherches sur les prétendues dilapidations et malversations de mon gouvernement;
»Tous les officiers qui étaient à mon service et qui sont passés à celui de la soi-disant république ou des Français. Il est bien entendu que, dans le cas où mes officiers seraient pris les armes à la main contre mes armées ou contre celles de mes alliés, ils seront, dans le terme de vingt-quatre heures, fusillés sans autre forme de procès, ainsi que tous les barons qui se seront opposés par les armes à mes soldats ou à ceux de mes alliés;
»Tous ceux qui ont fondé des journaux républicains ou imprimé des proclamations et autres écrits, comme par exemple des ouvrages pour exciter mes peuples à la révolte et répandre les maximes du nouveau gouvernement.
»Seront également arrêtés les syndics des villes et les députés des places qui enlevèrent le gouvernement à mon vicaire le général Pignatelli, ou s'opposèrent à ses opérations, et prirent des mesures en contradiction avec la fidélité qu'ils nous doivent.
»Je veux également que l'on arrête une certaine Louisa Molina San-Felice et un nommé Vincenzo Cuoco, qui découvrirent la contre-révolution que voulaient faire les royalistes, à la tête desquels étaient les Backer père et fils.