Esposito monta seul, et, arrivé sur le dernier degré, il fit le salut militaire en disant ces seuls mots:

—Me voilà, mon amiral, je viens acquitter ma parole.

—C'est d'un bon marin, dit Caracciolo, et je te remercie, en mon nom et au nom de tous tes camarades, de ne pas l'avoir oubliée; cela fait honneur à la fois aux capucins de Saint-Éphrem et à l'équipage de la Minerve; mais, avec ta permission, je me contenterai de ta bonne volonté, qui, je l'espère, sera aussi agréable à Dieu qu'elle l'est à moi.

Mais Esposito, secouant la tête:

—Excusez, mon amiral, dit-il; mais cela ne peut pas se passer comme cela.

—Pourquoi donc, si cela me satisfait ainsi?

—Votre Excellence ne voudrait pas faire un pareil tort à notre pauvre couvent et m'ôter, à moi, la chance d'être canonisé après ma mort?

—Explique-toi.

—Votre Excellence, je dis que c'est un grand triomphe pour les capucins de Saint-Éphrem que ce qui va se passer aujourd'hui.

—Je ne comprends pas.