--Dois-je rester? dois-je sortir? demanda-t-il.

--Reste, reste, cria Luisa. Tu sais bien que je n'ai pas de secrets pour toi.

Michele resta, mais se tint près de la porte.

Luisa décacheta vivement la lettre, et, comme toujours, essaya vainement de la lire. Les larmes et l'émotion étendaient devant ses yeux un brouillard qu'il fallait quelques secondes pour dissiper.

Enfin, elle put lire:

«San-Germano, 19 décembre, au matin.»

--Il est à San-Germano, ou plutôt il y était lorsqu'il m'écrivait cette lettre, dit Luisa à Michele.

--Lis, petite soeur, lui répondit celui-ci: cela te fera du bien.

Elle reprit,--car elle s'était interrompue pour respirer en renversant sa tête en arrière et en appuyant la lettre contre son coeur,--elle reprit:

«San-Germano, 19 décembre, au matin.