On s'arrêtait devant des affiches sur lesquelles était inscrite cette recommandation:

«Aussitôt que les Français mettront le pied sur le sol napolitain, toutes les communes devront s'insurger en masse, et le massacre commencera.

»Pour le roi:

»PIGNATELLI, vicaire général

Au reste, pendant la nuit du 23 au 24 décembre, c'est-à-dire pendant la nuit qui avait suivi le départ du roi, les représentants de la ville s'étaient réunis pour pourvoir à la sûreté de Naples.

On appelait la ville ce que, de nos jours, on appellerait la municipalité, c'est-à-dire sept personnes élues par les sedili.

Les sedili étaient les titulaires de priviléges qui remontaient à plus de huit cents ans.

Lorsque Naples était encore ville et république grecque, elle avait, comme Athènes, des portiques où se réunissaient, pour causer des affaires publiques, les riches, les nobles, les militaires.

Ces portiques étaient son agora.

Sous ces portiques, il y avait des siéges circulaires appelés sedili.