De là, on voyait parfaitement la position des sanfédistes et celle des républicains.
Les sanfédistes s'avançaient sur la strada Nuova, c'est-à-dire sur la plage, jusqu'à la rue Francesca, où ils avaient une batterie de canon de gros calibre, commandant le petit port et le port commercial.
C'était le point extrême de leur aile gauche.
Là, étaient de Cesare, Lamarra, Durante, c'est-à-dire les lieutenants du cardinal.
L'autre aile, c'est-à-dire l'aile droite, commandée par Fra-Diavolo et Mammone, avait, comme nous l'avons dit, des avant-postes au musée Borbonico, c'est-à-dire au haut de la rue de Tolède.
Tout le centre s'étendait, par San-Giovanni à Carbonara, par la place des Tribunaux et par les rues San-Pietro et Arena, jusqu'au château del Carmine.
Le cardinal était toujours dans sa maison du pont de la Madeleine.
Il était facile d'estimer à trente-cinq ou quarante mille hommes le nombre des sanfédistes qui attaquaient Naples.
Ces trente-cinq ou quarante mille ennemis extérieurs étaient d'autant plus dangereux qu'ils pouvaient compter sur un nombre à peu près égal d'ennemis intérieurs.
Les républicains, en réunissant toutes les forces, étaient à peine cinq ou six mille.