— Accordé.
Ce n'était plus Harel qui était directeur.
— Et la seconde?
— La seconde, c'est que vous vouliez bien être mon parrain.
— Comment! vous n'êtes pas encore baptisé?
— Dramatiquement parlant, non, j'ai joué à la banlieue sous le nom de Charlet; mais c'est un nom qui représente une si grande illustration en peinture, que je ne puis le garder au théâtre. J'ai déjà ma pièce de début, grâce à vous; que, grâce à vous, j'aie aussi mon nom de début.
J'avais mon Shakespeare ouvert devant moi; je lisais, ou plutôt je relisais, pour la dixième fois, Richard III. Mon regard tomba sur le nom de Clarence.
— Monsieur, lui dis-je, il vous faut un nom distingué comme votre figure, doux et harmonieux comme votre voix: au nom de Shakespeare, je vous baptise du nom de Clarence.
Le Capitaine Paul, repris au théâtre de la Porte-Saint-Martin sous le nom de Paul le Corsaire, fut joué quarante fois avec un énorme succès.
Clarence y débuta et y fit justement sa réputation.