Puis se retournant du côté du duc de Guise, qui, lui aussi, se trouvait là:
—Bonjour, mon cousin, dit-il, quelles nouvelles de la guerre?
—C'est à vous, monseigneur, qu'il faut en demander; plus les rayons du soleil sont près de nous, plus ils nous éclairent.
—Oui, quand ils ne nous aveuglent pas. Quant à moi, je suis plus que borgne en politique; et si cela continue, je solliciterai la princesse Marie de vouloir bien demander une chambre pour moi à ses voisins MM. les Quinze-Vingts.
—Si Votre Altesse désire savoir des nouvelles, nous pourrons lui en donner. J'ai reçu avis que Mlle Isabelle de Lautrec, son service fini près de la reine, viendrait ce soir nous communiquer une lettre qu'elle a reçue du baron de Lautrec, son père, qui, comme vous le savez, est à Mantoue, près du duc de Rethellois.
—Mais, demanda Mgr Gaston, ces nouvelles peuvent-elles être rendues publiques?
—Le baron le pense, monseigneur, et le lui dit dans sa lettre.
—En échange, dit Gaston, je vous donnerai des nouvelles d'alcôves, les seules qui m'intéressent, maintenant que j'ai renoncé à la politique.
—Dites, monseigneur, dites, firent les dames en riant.
Mme de Combalet, par habitude, se couvrit le visage de son éventail.