—Votre Majesté, dit l'ambassadeur, a reçu une lettre de don Gonzalès.

—Oui, par le comte de Moret.

—Elle a lu non-seulement les lignes visibles écrites par le gouverneur de Milan...

—Mais encore les lignes invisibles écrites par mon frère.

—Et la reine a médité le conseil qui lui était donné.

La reine rougit et baissa les yeux.

—Madame, dit l'ambassadeur, il y a des nécessités d'Etat devant lesquelles les plus hauts fronts se courbent, devant lesquelles les plus sévères vertus fléchissent. Si le roi mourait?

—Dieu nous garde de ce malheur! monsieur.

—Mais enfin si le roi mourait, qu'arriverait-il de vous?

—Dieu en déciderait.