—Oui.
—Eh bien, la femme doit obéissance à son époux.
—Je suis votre servante, monseigneur, et j'irai où vous voudrez, dit la Madone.
—C'est bien, dit saint Joseph. Venez.
La Madone suivit saint Joseph les yeux baissés et avec sa résignation habituelle, toujours prête qu'elle était à donner l'exemple du devoir et de la vertu au ciel comme sur la terre.
—Eh bien! demanda saint Joseph, que faites-vous?
—Je vous obéis, monseigneur.
—Vous me suivez seule?
—Je m'en vais comme je suis venue.
—Ce n'est pas de cela qu'il s'agit: emmenez votre cour, emmenez! La Madone fit un signe, et les onze mille vierges marchèrent derrière elle en chantant; elle fit un autre signe, et les séraphins, les chérubins, les dominations, les anges et les archanges, l'accompagnèrent en jouant de la viole, de la harpe et du luth.