—Ta maison, ta maison est la maison de tout le monde, et, du moment où l'on paye, on est chez soi.
—Oui, mais tu ne payeras pas, toi.
—Et pourquoi cela?
—Parce que je ne veux pas de ton argent, Or, comme tu ne payeras pas, tu ne seras pas chez toi, mais chez moi; et, comme tu seras chez moi, j'aurai le droit de le mettre à la porte.
—Oui, si tu es le plus fort.
—Si je ne suis pas le plus fort, j'appellerai mes garçons.
—Eh bien! appelle un peu, que nous voyions.
Le cabaretier avait appelé; trois garçons, prévenus d'avance, étaient entrés à sa voix, chacun avec un bâton à la main, et force avait été à l'ouvrier, si bonne envie qu'il eût de résister, de se retirer sans mot dire.
Alors il était sorti, avait erré quelque temps par la ville, et, à l'heure du dîner, il était entré chez le gargotier où les ouvriers avaient l'habitude de prendre leurs repas.
Il venait de manger sa soupe quand les ouvriers, qui avaient fini leur journée, entrèrent.