J'avoue qu'une sueur froide passa sur mon front, et que ces mots: «Il faut que monsieur devienne fou,» se représentèrent d'une façon terrible à ma pensée.
—John, lui dis-je, ne voyez-vous rien sur mes genoux?
John me regarda. Puis, comme un homme qui prend une résolution:
—Si, monsieur, dit-il, je vois un chat.
Je respirai.
Je pris, le chat, et lui dis:
—En ce cas, John, portez-le dehors, je vous prie.
Ses mains vinrent au-devant des miennes; je lui posai l'animal sur les bras; puis, sur un signe de moi, il sortit.
J'étais un peu rassuré; pendant dix minutes, je regardai autour de moi avec un reste d'anxiété; mais, n'ayant aperçu aucun être vivant appartenant à une espèce animale quelconque, je résolus de voir ce que John avait fait du chat.
Je sortis donc de ma chambre dans l'intention de le lui demander, lorsqu'en mettant le pied sur le seuil de la porte du salon j'entendis un grand éclat de rire qui venait du cabinet de toilette de ma femme. Je m'approchai doucement sur la pointe du pied, et j'entendis la voix de John.