Sur les hauteurs qui flanquent le chemin conduisant à Velletri, je plaçai la moitié de ma légion, deux ou trois cents hommes au centre, la moitié du bataillon à droite, et la poignée de cavaliers, commandés par Marina, sur la route même.
Je gardai le reste de mes hommes en seconde ligne comme réserve.
L’ennemi, voyant notre petit nombre, ne tarda point à nous attaquer; le premier, un régiment de chasseurs à pied sortit des murs, et, s’éparpillant, commença un feu de tirailleurs contre nos avant-postes.
Nos avant-postes, selon l’ordre qu’ils avaient reçu, battirent en retraite.
Les chasseurs napolitains furent alors suivis de quelques bataillons de ligne et d’un corps nombreux de cavalerie.
Leur choc fut violent, mais ne dura pas. Arrivés à demi-portée de fusil de nos hommes, le feu parfaitement calme et bien dirigé de ceux-ci les arrêta court.
Depuis une demi-heure déjà le feu était engagé.
A ce moment, l’ennemi lança sur la route deux escadrons de chasseurs à cheval; une charge désespérée de ceux-ci devait décider de la victoire.
Je me mis alors à la tête de mes cinquante ou soixante cavaliers, et nous chargeâmes cinq cents hommes.
Les Napolitains, emportés par leur élan, nous passèrent sur le corps. Je fus renversé, jeté à dix pas de mon cheval; je me relevai et restai au milieu de la mêlée, frappant de mon mieux pour ne pas être frappé.