»Seulement, pour donner à vos nationaux qui voudraient quitter Rome, et sur la demande de M. le chancelier de l’ambassade de France, la possibilité de le faire avec facilité, je diffère l’attaque de la place jusqu’au lundi matin au moins.
»Recevez, général, l’assurance de ma haute considération.
»Le général en chef du corps d’armée de la Méditerranée,
»Oudinot, duc de Reggio.»
Selon cette assurance, l’attaque ne devait commencer que le 4 juin.
Il est vrai qu’un auteur français, Folard, a dit dans ses commentaires sur Polybe:
«Un général qui s’endort sur la foi d’un traité se réveille dupe.»
Le 3 juin, vers trois heures, je me réveillai au bruit du canon.
Je logeais via Carroze, no 59, avec deux amis à moi: Orrigoni, dont j’ai déjà dit un mot, je crois, et Daverio, dont j’ai eu aussi l’occasion de parler, le même qui, à Velletri, commandait la compagnie des enfants.
Tous deux, à ce bruit inattendu, bondirent de leur lit en même temps que moi.