Daverio était très-souffrant d’un abcès; je lui ordonnai de rester à la maison.
Quant à Orrigoni, je n’avais aucune raison de l’empêcher de venir avec moi.
Je sautai à cheval, lui laissant la liberté de me rejoindre où et quand il voudrait, et je m’élançai au galop vers la porte Saint-Pancrace.
Je trouvai tout en feu. Voici ce qui était arrivé:
Nos avant-postes de la villa Pamphili consistaient en deux compagnies de bersaglieri bolonais et en deux cents hommes du 6e régiment.
Au moment où minuit sonnait et où, par conséquent, on entrait dans la journée du 3 juin, une colonne française se glissa, au milieu de l’obscurité, vers la villa Pamphili.
—Qui vive? cria la sentinelle, avertie par des bruits de pas.
—Viva l’Italia! répondit une voix.
La sentinelle crut avoir affaire à des compatriotes; elle se laissa approcher et fut désarmée.
La colonne s’élança dans la villa Pamphili.