Elle était enceinte et, au nom de l’enfant qu’elle portait, je l’avais décidée à se séparer de moi.

Le 7, il y eut trêve des deux côtés; c’était le jour de la Fête-Dieu.

Le 9, je commandai une grande sortie pour interrompre les travaux avancés des Français, travaux qui se prolongeaient vers le second bastion de gauche.

A cette fonction furent appelés les douaniers et un bataillon du 5e régiment.

Les bersaglieri, dans ce moment, faisaient le service des cassines, à gauche de la via Visellia, et étaient de garde aux bastions.

Le capitaine Rozat, le même que j’avais vu emporter de la villa Corsini, et qui, en passant près de moi, m’avait crié: «Général, j’ai mon compte!» le capitaine Rozat, dis-je, n’avait reçu qu’une balle morte qui s’était arrêtée sur une côte. Quoique, en bonne conscience, la contusion fût assez rude pour qu’il restât au lit, il s’était levé dès le surlendemain, et, ce jour-là, avait voulu absolument prendre le commandement de la 4e compagnie, destinée au second bastion.

Voyant que la garde de la tranchée malmenait les assaillants, Rozat prit une carabine, et, comme il était excellent tireur, il tira une quinzaine de coups dont plus de la moitié porta.

Ses hommes chargeaient, lui tirait.

Son adresse éveilla la rivalité de quelques chasseurs d’Afrique, qui commencèrent à lui rendre coup pour coup.

Une première balle lui enleva son chapeau; lui, alors, le ramassant, l’agita en l’air en criant: