Tant qu’une de nos pièces de canon resta sur ses essieux, elle répondit.

Mais, le 29 au soir, la dernière fut démontée.

Notre feu s’éteignit.

La brèche, faite au bastion no 8 était praticable.

Le mur de la porte Saint-Pancrace et le bastion no 9 croulaient.

La nuit du 29 descendit donc sur Rome pareille à un linceul.

Pour empêcher la réparation de nos brèches, l’artillerie française tonna toute la nuit.

Ce fut une nuit terrible. La tempête du ciel se mêla à celle de la terre. Le tonnerre grondait, l’éclair se croisait avec les bombes; la foudre tomba en deux ou trois endroits, comme pour faire la ville sacrée.

Malgré la fête de Saint-Pierre, les deux armées avaient continué leur duel à mort.

La nuit venue, comme on s’attendait à une attaque dans les ténèbres, toute la ville fut illuminée, tout, jusqu’à la grande coupole du Vatican.