»En attendant, nous remercions la Providence d’avoir préservé Sa Sainteté des machinations dei tristi, et nous faisons des vœux ardents pour qu’elle lui accorde de nombreuses années pour le bonheur de la chrétienté et de l’Italie.

»Il ne nous reste plus maintenant qu’à prier Votre illustre et très-vénérable Seigneurie de nous pardonner le dérangement que nous lui causons, et de vouloir bien agréer les sentiments de notre parfaite estime et du profond respect avec lequel nous sommes de Sa très-illustre et très-respectable Seigneurie les bien dévoués serviteurs.

»G. Garibaldi,

»F. Anzani.

»Montevideo, 12 octobre 1847.»

Nous attendîmes vainement; aucune nouvelle ne nous arriva, ni du nonce ni de Sa Sainteté. Ce fut alors que nous prîmes la résolution d’aller en Italie avec une partie de notre légion.

Mon intention était d’y seconder la Révolution là où elle était déjà en armes, et de la susciter où elle était encore endormie, dans les Abruzzes, par exemple.

Seulement, aucun de nous n’avait le premier sou pour faire la traversée.

X
JE REVIENS EN EUROPE—MORT D’ANZANI

J’eus recours à un moyen qui réussit toujours près des cœurs généreux: j’ouvris une souscription parmi mes compatriotes.