—A moi?
—A vous.
—Dis.
—A vous seul.
—Alors à demain la confidence, mon digne commandeur.
—Il faut que je vous parle tout de suite.
—Alors parle devant tout le monde; il n’y a personne ici de trop, et j’ai pour principe, quand je suis bien, de ne pas me déranger, fût-il question de ma vie.
—C’est justement de cela qu’il s’agit.
—Bah! dit Bruno remplissant les verres, il y a un Dieu pour les honnêtes gens. A ta santé, commandeur.—Le Maltais vida son verre.—C’est bien; maintenant assieds-toi et prêche, nous écoutons.
Le marchand vit bien qu’il fallait faire selon le caprice de son hôte; en conséquence, il lui obéit.