—Tu te rends, père? s’écria Ali.
—Oui... mais j’ai donné ma parole de ne me rendre qu’à un seul homme, et je ne me rendrai qu’à lui: qu’on éteigne donc l’incendie comme j’ai dit, et qu’on aille me chercher cet homme à Messine.
—Et cet homme, quel est-il?
—C’est Paolo Tommasi, le brigadier de la gendarmerie.
—Avez-vous autre chose à demander?
—Une seule, répondit Bruno; et il parla bas au Maltais.
—J’espère que ce n’est pas ma vie que tu demandes? dit Ali.
—Ne t’ai-je pas prévenu que j’aurais peut-être besoin de toi après ma mort?
—Pardon, père, je l’avais oublié.
—Allez, commandeur, et faites ce que je vous ai dit; si je vois le feu s’éteindre, c’est que mes conditions seront acceptées.