—Est-ce la première fois, mademoiselle, que vous venez à Paris? demanda Fernand qui bouillait d'entendre parler la jeune fille.
Celle-ci, sans être gênée pour s'exprimer, au contraire, ajoutant par son accent mélodieux un charme de plus à son langage, lui répondit:
—Oui, maître… C'est la première fois!… Je suis restée deux jours à Vienne, que l'on m'a dit ressembler beaucoup à Paris…
—Ce sera pour moi, mademoiselle, une bien grande joie de vous diriger et de vous servir de cicérone dans mon beau pays… Et M. de Zintsky?
—Moi, je suis venu deux fois déjà.
On monta en voiture, et, une demi-heure après, Fernand, ravi, offrait la main à la jeune Moldave pour descendre de voiture et la diriger, précédé par le domestique, vers ses appartements.
La jeune fille, lasse du voyage, demanda à son oncle à se retirer chez elle, ce qu'il accepta. Fernand allait le quitter, lorsque le vieillard lui dit:
—Mais moi, je ne suis pas fatigué, nous avons à causer….et, si vous le voulez, nous nous retrouverons dans vingt minutes, le temps de me vêtir à la parisienne, et nous passerons la soirée ensemble. Iza ne descendra pas pour dîner, elle va avoir sa migraine… mais nous pouvons dîner ensemble.
—Monsieur de Zintsky, j'allais vous le proposer.
—Alors, là, tout est bien… attendez-moi.