—Vous viendrez le matin… ah! de bonne heure… et vous rangerez… Voilà mon travail: d'abord j'ai les magasins, je range et je nettoie tout ça en me levant; l'hiver, j'allume les feux… quand ces messieurs viennent tout est prêt, je monte aux bureaux, j'en fais autant… et, quand tout ça est fini, je fais le cabinet de monsieur… La chambre et l'appartement sont faits par un domestique et sa femme… Mais le bureau de monsieur est le difficile… parce que je ne dois rien déranger…

—C'est facile, au contraire.

—Mais non, on ne peut pas nettoyer sans déplacer les choses.

—On les replace.

—Mais ce sont des papiers… des lettres…

—C'est plus facile… puisque vous n'avez qu'à lire…

—Ah! oui… fit Martin en se grattant et embarrassé, mais voilà… c'est que je ne sais pas lire.

—Ah je comprends… ça doit vous gêner.

—Eh bien, monsieur Sper…, vous ne croiriez pas ça, aussi vrai que je suis là devant vous, ça m'a servi…

—Comment ça? fit Sper stupéfait.