Iza lui raconta en détail la soirée et la matinée: elle avait feint de dormir et pas une seconde elle n'avait quitté de l'œil les agissements de son mari; elle l'avait vu fouiller les armoires, compulser des papiers, et enfin le matin s'en aller en évitant de l'éveiller, pour sortir en emportant les bijoux… Alors elle s'était levée aussitôt, avait couru à la voiture qui devait toujours attendre pendant les dix jours où tout devait se terminer.

Iza ayant terminé son récit, Pierre lui dit qu'on allait la reconduire à Auteuil, qu'elle avait bien fait de le venir prévenir aussitôt, mais qu'elle ne devait avoir aucune inquiétude sur les beaux bijoux, qu'ils lui seraient rendus.

Le visage de la belle Iza reprit se sérénité. Elle allait sortir, quand, se ravisant, elle revint vers Pierre et lui demanda.

—Maître, quand serai-je libre?

—Dans deux jours, Iza…, Georgeo ira te chercher…

—Oh! merci, maître…, fit Iza joyeuse en battant des mains.

Pierre Davenne siffla, Simon parut.

—Simon, dit Pierre, vite, reconduis Iza à Auteuil… Il faut être arrivé avant qu'on soit éveillé chez elle.

—Espère! espère! dit Simon, on y sera.

Et la belle Iza, heureuse et tranquille, partit suivie de Simon.