XIII
DE L'INTÉRÊT DE L'ARGENT CHEZ LE PÈRE SAMUEL.
En sortant de chez lui, Fernand sauta en voiture et se fit conduire boulevard Magenta. Il sonna Martin et l'envoya chercher un individu avec qui il avait fait quelques affaires, le père Samuel. Celui-ci vint aussitôt. Fernand n'avait pas à se gêner; le vieux Samuel connaissait sa situation, puisqu'il avait eu plusieurs fois recours à lui pour y faire face… et à quel prix! Samuel savait que le mariage de Séglin lui avait mis une fortune dans les mains, il écouta le jeune homme qui lui disait:
—Père Samuel, mon mariage s'est fait moins rapidement que je ne l'espérais… J'avais pris de gros engagements pour cette fin de mois, et je n'ai pas encore reçu la totalité de la dot…
—Et vous vous trouvez gêné pour votre échéance.
—Absolument… Je m'adresse à vous… C'est pour trois ou quatre jours, dix jours au plus.
—Et de combien avez-vous besoin?
—Une somme considérable…
—Ah! fit le vieil avare sans s'effrayer. Combien?
—Trois cent mille francs…