Séglin l'avait oublié.
—Vous, retournez à la maison; vous direz demain à Picard que j'ai payé les valeurs Wilson, qu'il n'a pas à s'en occuper.
—Bien, monsieur, fit Martin, heureux d'en être quitte sans un mot de reproche. Et il sortit rejoindre Sper, auquel il raconta ce qui s'était passé. Il ne fut pas peu stupéfait en voyant celui-ci sauter de la voiture, lui serrer la main et lui dire:
—Bonsoir, ma vieille; bonne nuit! Tu peux filer ton nœud, je t'ai assez vu; moi, je reste dans le quartier.
Et Sper se mit à courir.
—En voilà une qui est drôle…, exclama Martin… Il est absolument ivre! Ça ne sait pas boire!… Cocher, boulevard Magenta…, où vous m'avez pris. Et la voiture partit.
Dans l'intérieur de la maison, c'était un brouhaha, des allées et venues, on se hâtait d'obéir; Séglin, ayant serré ses valeurs dans son portefeuille, grimpa vivement au premier étage où il trouva Iza à sa toilette, se préparant à se mettre au lit.
—Mon enfant, lui dit-il, je reçois à l'instant une nouvelle grave qui m'oblige à partir immédiatement. Je vais être obligé de passer la nuit en chemin de fer… Mais demain je serai de retour.
—Ah! fit-elle étonnée.
Il sembla à Séglin qu'Iza était plus qu'indifférente et qu'elle riait même. Il voulut croire qu'il se trompait et il lui dit: